Jeudi 14 février 2008

 

 

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La lemanja, Déesse de la Mer à Salvador de Bahia est la plus célèbre des divinités afro-brésiliennes, elle se fête le 2 février : c'est à elle que les femmes demandent la protection pour leurs hommes qui sont en mer : mari, amant, frère, fils, père ....

Des couronnes de fleurs sont envoyées à la Déesse dans la mer depuis des embarcation : si la mer les emporte, c'est bon signe, sinon .... mais bon, les croyances sont ce qu'elles sont et les bahianais ont un sens inné de la fatalité .....

Voici une photo de la Déesse qui se trouve avec d'autres divinités afro-brésiliennes dans le Lac Do Tororo dans le centre de Salvador Da Bahia, c'est celle qui est au centre, dorée, avec un miroir à la main.

Même si cette Déesse est fêtée aussi à Rio et dans tout le Brésil, il ne faut pas oublier que c'est à Bahia que les premiers esclaves africains ( surtout angolais ) ont été amenés par les portugais, c'est donc Salvador Da Bahia le berceau de ce rituel qui fait partie des croyances mélangées ( vaudou - christianisme - etc....... ) issus de brassages ethniques. Ce rituel s'appelle candomblé) . C'est à Salvador de Bahia, à l'est du Brésil, en bordure de l'Atlantique, que l'on peut se rendre compte de l'influence de la culture africaine sur les rites religieux.

San Salvador. Ville nègre. Capitale de la douleur. Terre d'accueil où les esprits de l'Afrique rencontrèrent les saints et les anges du baroque portugais pour se fondre mystérieusement en un culte syncrétique empreint de passion et de ferveur : LE CANDOMBLE.

C'est dans cette cité aux innombrables églises ancrée sur la " Baie de Tous les Saints " que prennent pied les voyageurs en route vers cette côte bahianaise où les attendent les plus belles plages du monde, mais qui ignorent encore tout de la religion syncrétique qui se pratique autour d'eux.

J'avais étudié ces religions mais je n'en ai eu pleinement conscience qu'en assistant à des cérémonies 
le Candomblé, une façon brésilienne de vénérer la Vierge

 

 

 

La Macumba est une religion syncrétique ( Vaudou traditionnel (un assemblage de dieux païens dont les origines sont africaines ) amalgamés avec des saints et des archanges chrétiens

Le Vaudou tire ses origines des esclaves importés d'Afrique au 18 ème et 19 ème siècles.

Le Vaudou et toutes ses variations possèdent de très grandes richesses au niveau des invocations, des sortilèges et des envoûtements,possession, transes

La Macumba est une magie noire Vaudou qui tire son nom du pays d'origine : Haïti.

Elle est pratiquée au Brésil par les populations noires de Rio de Janeiro et de Salvador da Bahia elle emprunte aux croyances et aux rites africains et dans une moindre mesure, au christianisme (vénération des saints et de la Vierge ) et prend le nom de candomblé

La Macumba est également répandue dans les autres îles des Caraïbes et en Amérique du sud du Sud et Centrale.

A la différence de la magie blanche Vaudou les médiums qui la pratiquent sont possédés par les esprits du mal (diables ou Exu) lors des célébrations.

Les légendes veulent que de nombreuses personnes soient mortes pour avoir invoqué le Roi de ceux-ci. Vrai Faux ?? En tout cas cela se murmure !!!!!

Je vous dis ce que j'ai entendu dire au Brésil d'où nous revenons de vacances.

Je développerais plus bas à l'aide de mes réminiscences car j'ai étudié les religions syncrétiques

Bernard Lavilliers qui connaît bien le Brésil parle de la Déesse lemanja dans sa chanson " A suivre ....." et aussi dans sa chanson "Salomé" qui est le prénom de sa dernière fille et dans "MARINS" il parle indirectement du Candomble.

Il faut vous préciser que Le Brésil contemporain se trouve en pleine mutation : sa caractéristique est qu'elle s'effectue de manière très rapide : en moins de trente ans, le paysage religieux du Brésil s'est modifié.

Le pays le plus chrétien d'Amérique du Sud a vu sa population catholique baisser de 95% à 75%.

Ce changement religieux s'est fait au profit de trois catégories de pensées religieuses :

les religions afro-brésiliennes

le protestantisme

la laïcité

Ces augmentations ont lieu dans les centres urbains, ce qui conduit à une coexistence entre les religions et à une nouvelle attitude envers la religion

La religion sacrificielle se caractérise par l'existence d'un contrat bilatéral entre un individu et une personnalité surnaturelle

l'homme va s'acquitter de sa dette envers Dieu en faisant l'offrande d'un don matériel et tangible, sans que le fond de sa personne soit elle-même possédée

Cette attitude sacrificielle est caractéristique de la religion chrétienne des populations d'Amérique du Sud, mais elle subit une forte influence des populations africaines.

Les descendants d'Africains se sont immédiatement converti à ce type de religion, car leurs religions traditionnelles sont aussi basées sur des sacrifices d'animaux.

Ceux-ci ont été adoptés au Brésil et il y a eu fusion spirituelle avec les sacrifices non sanglants des chrétiens.

On se trouve devant un syncrétisme en raison de la rencontre des structures sacrificielles africaines avec la structure sacrificielle ibéro-américaine.

Il faut prendre syncrétisme dans son sens propre : combinaison peu cohérente, mélange de doctrines et de systèmes

Ce qu'il y a de tragique depuis les années 1990 c'est que le Brésil contemporain est devenu une des régions où se pratiquent le plus de sacrifices sanglants d'animaux

Ces sacrifices d'animaux se pratiquent surtout dans les terero (temple afro-brésilien).

La coutume veut que la jambe de l'animal sacrifié soit couverte d'une volaille.

Donc il y a sacrifice de nombreux bovidés, ovins avec des volailles mais surtout des volailles

Ces rites sont très répandus et sont extrêmement brutaux par le sang qui est versé.

Certains participants estiment qu'ils sont d'une grande beauté en raison des mélanges de couleurs rouge (sang) et brun (participants).

Ces rites possèdent une dimension économique importante car le animaux sacrifiés sont " bons à manger ", et la chair de ces animaux est partagée entre les participants après qu'une partie ait été réservée aux Dieux . La partie composée de viandes rouges est partagée au sein de la communauté.

La distribution n'est pas égalitaire, certains, par leur position et le rôle qu'ils jouent dans le rite, bénéficient de parts plus importantes que d'autres..... suivant que vous serez puissants ou misérables .... cela fait toujours ses preuves !!!

Les divinités africaines se superposent au système chrétien.

Ochun, le dieu Yoruba est souvent associé à Notre-Dame du Carmel.

Mais contrairement à la religion chrétienne , l'apport africain ne mène pas à une régulation éthique de la conduite.

Le don de l'animal est suffisant pour satisfaire les Dieux.

En fait, l'idée d'une régulation de la conduite est absente de cette religion sacrificielle.

Il n'y a pas de dénégation du monde existant et de transformation par une conduite régulée du fidèle : le monde est accepté comme une donnée fixe qui ne peut être changé par le comportement humain : l'action individuelle ne peut donc le transformer.

Le comportement de l'homme n'intervient pas ; le sacrifice n'est pas repentir, mais un contrat avec la divinité.

Le Brésil est un laboratoire pour le contrôle du développement du Tiers monde.

Or on assiste à une croissance simultanée des religions éthiques et des religions sacrificielles.

Cette croissance va à l'encontre des idées généralement émises qui consistent à trouver un lien entre le système religieux et le système social.

On assiste au Brésil à une navette entre ces deux systèmes, à un permanent va-et-vient

On pourrait que penser que les sociétés sacrificielles changeraient ou du moins seraient cantonnées à certaines villes sous-développées.

Or ces sociétés progressent dans les zones en voie de laïcisation et de développement.

Ces religions, parties du Nordeste, ont atteint Rio de Janeiro.

L'Umbanda est la religion qui domine à Rio : c'est une forme atténuée de religion afro-brésilienne des années 1940 où le sacrifice a perdu de son importance.

Or le Candomble traditionnel est sorti de son foyer originel pour se transporter à Rio et à Sao Paulo. Dans ces régions, le sacrifice était pratiqué dès le début des années 1980.

Les religions sacrificielles se transportent vers les villes alors que les communautés ne se déplacent que rarement.

Les prêtres, lorsqu'ils se rendent dans les grandes villes y vont à titre personnel. Les rites sacrificiels qui sont pratiqués à Salvador de Bahia dans une communauté émotionnelle perdent leur sens à Sao Paulo.

Des cérémonies de Candomblé apparaissent à Porto Allegre au sein de la communauté blanche.

Les rites sont importants compte tenu des quantités de bêtes sacrifiées.

Mais en final, le sacrifice n'a plus de sens communautaire et ce modèle a tendance à être réexporter vers les régions d'origine. On assiste ainsi à une desethnisation de la religion sacrificielle ; celles-ci perdent leurs attaches avec les communautés d'origine qui étaient la garantie de leur authenticité.

La religion devient un moyen de perception de soi et des autres.

 

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article prie sur mon site CANDOMBLE ET SANTERIA
http://membres.lycos.fr/candomblesanteria/

 

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PHOTOS DE BERNARD LAVILLIERS  

....il a un petit côté sulfureux qui ne me fait craquer..      

        

      

 

 

    

      

 

 

         

      

         

    

         

      

          

   

      

     

.... et cet air fier qui n'appartient qu'à lui ...

     

     

      

    

    

       

         

 

En Occident, l'on vit exapéré et l'on meurt désespéré

                                                                G. CESBRON

 

 Ton exemple vit, Tes idées persistent ...............

( lu à La Havane sur un mur s'adressant à Che Guevara)

 

 

Le monde est un grand livre,

et ceux qui voyagent en lisent plusieurs pages (inconnu)

 

 

 

Avant tout, le Chaos enveloppait les mondes
Où roulaient sans mesure et l'Espace et le Temps ;
Puis Gaia, favorable à ses fils les Titans,
Leur prêta son grand sein aux mamelles fécondes.

                                   José Maria de Héredia

  

     

...mais le temps qui passe rend la terre plus lasse ...

 

Quand des milliers de personnes dans la rue

estiment avoir le droit de faire la loi

pour des millions d'autres,

un pays perd le droit de se nommer

une republique democratique

 

"Si dieu existait, il faudrait l'abolir"
(M. Bakounine)

 "Une loi ne pourra jamais obliger
un homme à m’aimer mais
il est important qu’elle lui
 interdise de me lyncher."
Martin Luther King

 



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ET QUE J AI LUS ET RELUS

 
 
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