Vendredi 4 avril 2008

 

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
    Ô beauté ? Ton regard, infernal et divin,
    Verse confusément le bienfait et le crime,
    Et l'on peut pour cela te comparer au vin.
   
    Tu contiens dans ton œil le couchant et l'aurore ;
    Tu répands des parfums comme un soir orageux ;
    Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore
    Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.
   
    Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?
    Le destin charmé suit tes jupons comme un chien ;
    Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,
    Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.
   
    Tu marches sur des morts, beauté, dont tu te moques ;
    De tes bijoux l'horreur n'est pas le moins charmant,
    Et le meurtre, parmi tes plus chères breloques,
    Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.
   
    L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,
    Crépite, flambe et dit : bénissons ce flambeau !
    L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
    A l'air d'un moribond caressant son tombeau.
   
    Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
    Ô beauté ! Monstre énorme, effrayant, ingénu !
    Si ton œil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
    D'un infini que j'aime et n'ai jamais connu ?
   
    De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou sirène,
    Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
    Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
    L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?



Baudelaire

 

Texte libre

 Je suis le gardien de ce blog

              

 

 

 

 

 

 

 

PHOTOS DE BERNARD LAVILLIERS  

....il a un petit côté sulfureux qui ne me fait craquer..      

        

      

 

 

    

      

 

 

         

      

         

    

         

      

          

   

      

     

.... et cet air fier qui n'appartient qu'à lui ...

     

     

      

    

    

       

         

 

En Occident, l'on vit exapéré et l'on meurt désespéré

                                                                G. CESBRON

 

 Ton exemple vit, Tes idées persistent ...............

( lu à La Havane sur un mur s'adressant à Che Guevara)

 

 

Le monde est un grand livre,

et ceux qui voyagent en lisent plusieurs pages (inconnu)

 

 

 

Avant tout, le Chaos enveloppait les mondes
Où roulaient sans mesure et l'Espace et le Temps ;
Puis Gaia, favorable à ses fils les Titans,
Leur prêta son grand sein aux mamelles fécondes.

                                   José Maria de Héredia

  

     

...mais le temps qui passe rend la terre plus lasse ...

 

Quand des milliers de personnes dans la rue

estiment avoir le droit de faire la loi

pour des millions d'autres,

un pays perd le droit de se nommer

une republique democratique

 

"Si dieu existait, il faudrait l'abolir"
(M. Bakounine)

 "Une loi ne pourra jamais obliger
un homme à m’aimer mais
il est important qu’elle lui
 interdise de me lyncher."
Martin Luther King

 



POUR TOUS LES RESUMES DE LIVRES JE ME SUIS

INSPIREE DES LIVRES QUE J AI ENTRE LES MAINS A CHAQUE FOIS

ET QUE J AI LUS ET RELUS

 
 
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