Lundi 21 avril 2008

 

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Il était né le 26 juin 1913 dans une famille modeste de Basse Pointe, dans le nord-est de la Martinique. Son père était petit fonctionnaire, sa mère couturière.
Le jeune Aimé a fréquenté le lycée Schœlcher de Fort-de-France, dont il a été un élève exceptionnellement brillant.
Quand il s’ennuyait en classe, il écrivait un ou deux actes d’une tragédie à la manière des tragédies grecques, avec son ami guyanais Léon Gontran Damas.
A 15 ans déjà, la culture grecque et latine était pour lui comme un antidote au monde colonial martiniquais qu’il s’était mis à détester, raconte-t-il. Ce monde «fermé, étroit» , ces petits-bourgeois de couleur, snob et superficiels, qui singent l’Europe… Il déteste tout ça et veut partir en France.

Il obtient en 1931 une bourse pour faire des études supérieures à Paris

Dans un livre racontant sa vie il est cité disant «Je me disais : "ils me foutront la paix, là-bas, je serai libre." C’est une promesse de libération, un espoir d’épanouissement.»

Le voilà donc à Paris lui le petit antillais pauvre, mais brillant et boursier du gouvernement français, et se retrouve en langues étrangères au lycée Louis le Grand où il rencontre Léopold Sedar Senghor – sénégalais -

C’est le début d’une très profonde amitié, qui durera jusqu’à la mort de Senghor.

Les  deux  amis étudient le latin et le grec, mais aussi Rimbaud - «Il a beaucoup compté pour nous, parce qu’il a écrit : "Je suis un nègre." » Ils lisent Shakespeare, Claudel et les surréalistes. Mais aussi les écrivains noirs américains, Langton Hugues et Claude Mc Kay.

C’est en rencontrant une multitude d’étudiants noirs en France  qu’il commence à découvrir vraiment la composante africaine de son identité martiniquaise, et à réfléchir sur son sort de  « noir ».

En 1934, il fonde la revue l'Etudiant noir avec Senghor, Damas, Sainville et Maugée, de là naît le concept de NEGRITUDE puis entre à l'Ecole Normale Supérieure.

 EN 1939 retourne en Martinique où il enseigne au lycée de Fort de France.

 Il écrit son premier livre de poésie, Cahier d’un retour au pays natal.

Il parlait de la poésie comme de la «communication par hoquets essentiels face à l’inepte bavardage».

 Dès ce premier texte, il veut écrire sur «cette foule inerte» brisée par l’histoire, et rêve d’«un pays debout et libre».

En 1939, Aimé Césaire retourne en Martinique avec Suzanne, qu’il a épousée en 1937, qui sera comme lui professeur au lycée Schœlcher, et avec qui il aura six enfants, avant qu’ils ne se séparent.

C’est aussi avec elle et René Ménil, qu’il fondera la revue culturelle Tropiques en 1941

A partir de 1945, date de son élection à la mairie de Fort de France ou il restera 56 ans puis à la députation, il mène une double carrière : homme politique et écrivain.

Tous ceux qui ont rencontré Aimé Césaire décrivent un homme petit, fragile, courtois. Et en même temps une personnalité d’une force et d’une puissance incroyable, un homme qui n’a jamais plié et qui, dès l’enfance, était un râleur, ou un rebelle. «J’ai toujours été un rouspéteur», disait-il encore récemment.

Césaire était un rebelle, il avait aussi horreur des relations de dépendance.

«Il est lui, il veut qu’on lui fiche la paix, dit Daniel Maximin son ami de toujours

Et même s’il a été maire et député pendant cinquante ans, il se moque du pouvoir, au fond.»

Comment a-t-il pu, tout au long de sa vie, réussir à lier politique et poésie ?  Réponse : «C’est dans mes poèmes les plus obscurs, sans doute, que je me découvre et me retrouve.»

Aimé Césaire, poète, dramaturge et homme politique, est mort le 18 avril 2008 à Fort-de-France à l’âge de  presque 95 ans

Son oeuvre

Cahier d'un retour au pays natal (poésie
Les Armes miraculeuses (poésie),
Soleil cou coupé (poésie),
Corps perdu
Discours sur le colonialisme (essai),
Et les chiens se taisaient (théâtre),
Lettre à Maurice Thorez (essai),
Ferrements (poésie),
Toussaint Louverture (essai),
Cadastre (poésie),
La Tragédie du Roi Christophe (théâtre),
Une saison au Congo (théâtre),
Une tempête (théâtre)
Moi, laminaire (poésie),

 le 20 avril 2008 à eu lieu à Fort de France le dernier hommage donné à ce grand homme défenseur de la liberté

 

 

 

Texte libre

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PHOTOS DE BERNARD LAVILLIERS  

....il a un petit côté sulfureux qui ne me fait craquer..      

        

      

 

 

    

      

 

 

         

      

         

    

         

      

          

   

      

     

.... et cet air fier qui n'appartient qu'à lui ...

     

     

      

    

    

       

         

 

En Occident, l'on vit exapéré et l'on meurt désespéré

                                                                G. CESBRON

 

 Ton exemple vit, Tes idées persistent ...............

( lu à La Havane sur un mur s'adressant à Che Guevara)

 

 

Le monde est un grand livre,

et ceux qui voyagent en lisent plusieurs pages (inconnu)

 

 

 

Avant tout, le Chaos enveloppait les mondes
Où roulaient sans mesure et l'Espace et le Temps ;
Puis Gaia, favorable à ses fils les Titans,
Leur prêta son grand sein aux mamelles fécondes.

                                   José Maria de Héredia

  

     

...mais le temps qui passe rend la terre plus lasse ...

 

Quand des milliers de personnes dans la rue

estiment avoir le droit de faire la loi

pour des millions d'autres,

un pays perd le droit de se nommer

une republique democratique

 

"Si dieu existait, il faudrait l'abolir"
(M. Bakounine)

 "Une loi ne pourra jamais obliger
un homme à m’aimer mais
il est important qu’elle lui
 interdise de me lyncher."
Martin Luther King

 



POUR TOUS LES RESUMES DE LIVRES JE ME SUIS

INSPIREE DES LIVRES QUE J AI ENTRE LES MAINS A CHAQUE FOIS

ET QUE J AI LUS ET RELUS

 
 
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